Le 10 juin 2025
Thayé Dorjé, Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa, partage le message suivant au sujet de la onzième commémoration du parinirvana de Sa Sainteté le XIVe Künzik Shamar Rinpoché.
Chers amis du Dharma,
La journée de demain marquera le onzième anniversaire du parinirvana de notre enseignant regretté et de mon codétenteur de lignée, Sa Sainteté le XIVe Künzik Shamar Rinpoché.
Je me réjouis profondément de la chance que j’ai eue d’avoir un être aussi extraordinaire comme père spirituel et d’avoir reçu de lui tant de transmissions du Dharma. Je chérirai toujours chacun des moments précieux que j’ai pu passer avec lui car, plus encore que par des situations d’enseignement formel, c’est en passant du temps avec son enseignant que l’on est capable d’observer et d’absorber une grande partie de sa sagesse et de ses qualités.
De même, malgré les temps dégénérés dans lesquels nous vivons, beaucoup d’entre vous ont eu la chance de rencontrer cet enseignant exceptionnel de son vivant et je pense que vous avez toutes les raisons de vous réjouir de votre mérite.
À l’occasion de la commémoration de sa disparition, je voudrais partager avec vous tous les réflexions suivantes :
Bien entendu, les bouddhas et les bodhisattvas n’ont pas besoin que l’on se souvienne d’eux. Ceux qui souhaitent s’éveiller se souviennent de l’exemple que fut leur vie, de leur enseignement et de la manifestation de leur départ uniquement dans leur propre intérêt.
Pourquoi ? Parce que le fait de se concentrer sur la naissance, la vie et le départ d’un maître éminent nous donne l’occasion de réfléchir à notre propre condition.
La naissance, la vie et la mort sont la nature même de l’existence cyclique et pourtant, tout cela – le fil des commencements sans fin et le fil des fins sans fin, ainsi que tout ce qui survient entre les deux – n’est rien d’autre qu’une chimère.
Et c’est l’une des manières selon laquelle nous pouvons considérer cette occasion : une ultime bénédiction de notre grand enseignant ; un rappel que nous aussi, nous prenons naissance, vivons et mourons sans cesse ; et que tout cela est dénué d’essence, car personne ne vient ni ne part réellement.
Ainsi, pour honorer la vie et l’héritage de Shamar Rinpoché, nous devrions porter notre attention sur ces aspects. En termes de pratique, je pense que le gourou yoga est la pratique la plus appropriée pour cette occasion.
C’est pourquoi, chers amis du Dharma, je vous encourage tous à commémorer ce jour en pratiquant le gourou yoga du XIVe Shamar Rinpoché et à formuler des aspirations pour l’accomplissement de ses souhaits.
Avec mes prières,
Thayé Dorjé
Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa



