50 ans – Entretien avec Khenpo Chödrak Rinpoché : « Le Dharma, c’est universel »

12 Sep 2020

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Depuis le lancement de l’université d’été en 1994, Khenpo Chödrak Tenphel Rinpoché se rend à Dhagpo Kagyu Ling chaque année pour y enseigner les trésors bouddhistes de la connaissance. Cette année, il a poursuivi l’explication du traité intitulé Les étapes de la méditation composé par Kamalashila, pandit indien du VIIIe siècle. À cette occasion, dans la continuité des cinquante ans de Dhagpo Kagyu Ling, Khenpo Rinpoché a partagé un condensé de sa vie, de son enfance et la route vers l’exil, son éducation spirituelle et son expérience d’enseignant, une activité au service des êtres guidée par une dévotion inébranlable envers le XVIe Karmapa.

Le Dharma, c’est universel 

Commençons par le début : pouvez-vous nous parler de vos premiers pas dans l’apprentissage bouddhique ?.

Mes premiers enseignants étaient mes parents : ce sont eux qui m’ont enseigné toutes les choses de la vie. Lorsque je vivais au Kham, dans mon village d’origine, mon professeur de lecture et d’écriture était Dawa Zangpo. C’était un grand lama, un pratiquant accompli de Tara. Il venait chez nous.

Je venais d’une famille importante. Au sein de la maisonnée, il y avait un temple de Tara, un temple des protecteurs et donc nous pouvions facilement accueillir un professeur. Il enseignait aussi à ma sœur. Je devais avoir quatre ans.

Ensuite vers cinq ou six ans, j’ai eu un autre enseignant qui s’appelait Tsering Lama, un érudit en sciences, qui venait de Musang (comté de Dergé, Tibet), un lieu important en lien avec Pénor Rinpoché et le monastère de Palyul. Il s’agit de l’un des six grands monastères nyingmas[1]. Tsering Lama m’a appris certains rituels et récitations.

Puis, dans ma septième année sont survenus les conflits avec la Chine. Nous avons passé trois années sur la route vers l’exil. Nous allions de monastère en monastère, c’était très difficile. Quand nous sommes arrivés au Népal, j’avais dix ans. Il était très difficile de trouver à boire et à manger. Nous ne savions pas si nous n’allions pas mourir. Normalement, les civils n’étaient pas attaqués, mais cela n’était pas respecté. J’étais avec ma famille. Mon père était issu d’une famille noble, c’était une figure importante dans son pays d’origine. Étant responsable de toute une région, de nombreuses personnes l’ont suivi quand ma famille est partie. Nous étions 20 000 ou 30 000 personnes au départ et à la fin du périple nous n’étions plus qu’une centaine. Il y avait tout un mouvement de résistance, mais il a mis du temps à se mettre en place, tout simplement parce qu’il n’avait pas d’armes.

C’est ce que je peux dire pour résumer. Il y avait de nombreux enfants. Nous nous cachions dès qu’il y avait des affrontements, mais pendant les moments d’accalmie, nous jouions tous ensemble et partagions du bon temps.

Ensuite, une fois arrivés au Népal, nous nous sommes rendus à pied jusqu’en Inde, en Uttar Pradesh, où nous sommes restés quatre mois. Pour certaines parties du trajet, nous pouvions être à cheval, mais nous avons énormément marché. Pour nous nourrir, nous devions tuer des animaux et prendre l’eau que nous trouvions. Sur la route, nous aidions les personnes dans le besoin ou blessées.

Comment êtes-vous donc arrivés à Rumtek, au Sikkim, où se trouvait le XVIe Karmapa ?

À un moment, mon père est allé à Dharamsala, où il y avait déjà des personnes en exil. La mère du XVIe Karmapa faisait partie de ma famille, donc il y a un lien familial avec le XVIe Karmapa. Mon père lui a écrit une lettre pour lui rendre compte de la situation et le XVIe Karmapa lui a dit de venir au Sikkim. Ma famille (une trentaine de personnes) s’est donc rendue au Sikkim. Le monastère de Rumtek n’était pas encore construit.

Quelles étaient les conditions ? Pouviez-vous continuer à étudier ?

Au début les conditions étaient extrêmement spartiates. L’ancien monastère de Rumtek était très vétuste. L’eau fuyait partout, c’était dangereux quand il y avait de grosses pluies mais le XVIe Karmapa était à cet endroit. Le monastère avait été construit quelques siècles auparavant par Yeshé Dorjé ou Jangchup Dorjé[2].

Nous avons poursuivi nos études, car c’est la tradition. À Rumtek, il y avait umdzé Samten Chöpel, notre premier enseignant, qui nous a appris les chants et les récitations associés aux rituels. Les étudiants étaient Shöpönla, Gyurmé Tsültrim et moi-même.

L’écriture était enseignée par un secrétaire du XVIe Karmapa, Phuntsok. Cela a pris place entre 1960 et 1964. À ce stade, j’avais mémorisé tous les rituels qui étaient accomplis. Ensuite, nous avons déménagé dans le nouveau monastère de Rumtek et nous avons commencé à étudier les textes bouddhistes traditionnels avec Topga Rinpoché.

L’enfance auprès du XVIe Karmapa (debout, en haut à gauche) à Rumtek : khenpo Chödrak (assis, deuxième depuis la droite), Jigme Rinpoché (quatrième depuis la droite) ; Künzik Shamar Rinpoché (centre, deuxième droite)

Mon père était ministre dans l’administration du royaume de Dergé ; il était très versé dans l’histoire et la culture tibétaine. Il racontait souvent des histoires autour d’un thé, j’ai donc eu très rapidement le sentiment qu’il fallait que j’étudie et connaisse tout cela. Le premier texte que j’ai étudié avec Trangu Rinpoché était le Bodhicharyavatara (La Marche vers l’éveil) de Shantideva et ensuite plus tard, Topga Rinpoché nous a enseigné tous les textes de grammaire de Thonmi Sambhota, La Précieuse Guirlande de la voie sublime de Gampopa et La Lettre à un ami de Nagarjuna.

Nous étions huit ou neuf. Il y avait parmi nous Jigmé Rinpoché, Shamar Rinpoché, Chökyi Nyima Rinpoché, Tenzin-la, etc. Ensuite, nous avons étudié la logique, l’épistémologie bouddhiste (tsema) avec khenpo Khedrup Phuntsok. Ce même khenpo a également transmis le texte à propos des trois disciplines (dom sum).

Il était très difficile d’obtenir des exemplaires des textes bouddhiques. Lorsque nous avons étudié le Khejuk (L’Entrée vers l’état de pandit), il n’y avait qu’un seul texte que nous devions partager et recopier au fur et à mesure que nous l’étudiions. La manière traditionnelle d’étudier était de résumer et de mémoriser le texte. Aujourd’hui, c’est différent, les méthodes ont changé. Ensuite, pendant huit ans, nous avons étudié les seize grands traités auprès de Trangu Rinpoché.

Comment s’est construit le shedra de Rumtek dans ces conditions difficiles ?

Entretien avec khenpo Chödrak Rinpoché à Dhagpo Kagyu Ling

On peut dire que dans la lignée des Karmapas, la présence des instituts d’études bouddhiques (shedras) est très importante. Si l’on veut vraiment comprendre l’histoire de la lignée kagyü au Tibet, il faut l’aborder dans sa globalité. Par exemple, à l’époque du VIIIe Karmapa Mikyö Dorjé (1507 – 1554) ainsi que du Xe Karmapa (1604 – 1674), de nombreux shedras (institut d’étude bouddhique) ont été construits. Cependant, nombre d’entre eux ont été convertis à la tradition geluk pendant cinq incarnations de Karmapa, jusqu’au XVe Karmapa, faisant progressivement disparaître l’éducation kagyü.

Depuis sa plus tendre enfance, le XVIe Karmapa avait à cœur de construire des shedras. Il en a parlé alors qu’il n’avait que six ans. Il y a consacré beaucoup d’énergie : il a fait construire plusieurs shedras au Tibet, dont ceux de Trangu et de Zurmang.

Au début, à Rumtek, il fallait rassembler un certain nombre de conditions pour que cela soit possible. C’était difficile, il n’y avait pas d’argent ni de lien avec l’Occident. Par ailleurs, même si les gens sur place étaient issus de familles très importantes au Tibet, les liens étaient rompus. De plus, l’État du Sikkim était sous protectorat indien et les entrées étaient filtrées. En 1968-1969, de temps en temps, un ou deux Occidentaux pouvaient venir, puis, vers 1972, quelques-uns ont été amenés par lama Ole Nydahl (1941-2026) et Hannah Nydahl (1946-2007). Vers 1975, un moine theravada du Canada, Ananda Bodhi[3], est venu avec des Occidentaux, mais cela restait très rare.

La construction du nouveau shedra a commencé à Rumtek en 1977. En fait, c’est ce qui était appelé Manjushri House. Le véritable shedra, dans sa forme actuelle, a commencé après le décès du XVIe Karmapa en 1981. Manjushri House était une école primaire où étudiaient de tout jeunes moines. J’étais professeur à cette école, où il y avait une petite et une grande section. Je m’occupais surtout de la petite section composée de treize enfants, très coquins, qui sautaient partout et ne faisaient que des bêtises ! Il y avait notamment Tsultim Namdak, [professeur de Qi gong] et Samphel Lama [Dhagpo Paris]. J’étais leur enseignant, mais aussi leur nourrice : nous devions nous occuper d’eux, leur faire à manger, laver les vêtements. J’ai acquis beaucoup d’expérience, j’étais un peu comme une mère. Les mercredis, ils jouaient au foot et pendant ce temps-là, je transportais casseroles, plats, etc. Nous devions aller chercher le bois dans la forêt près du cimetière. Au début, j’étais seul, puis une personne laïque est venue, puis un moine. Il y avait plus d’enseignants pour la grande section où se trouvaient tous les tülkus que nous connaissons, parmi eux : Sangyé Nyenpa Rinpoché, Traleg Kyabgon Rinpoché, Surmang Garwang Rinpoché, Trungram Gyaltrul Rinpoché, Nendo Rinpoché, etc.

Vous avez indiqué lors du cours d’été cette année que vous avez commencé à enseigner à 17 ans. C’est très jeune !

Ma première étudiante était Ani Pema[4]. Elle était au service de anila Palmo[5]. Elle voulait étudier et je lui ai transmis le Dhagpo Targyen (l’Ornement de la précieuse libération) à Rumtek !

Vous avez été le premier directeur du Karmapa International Buddhist Institute puis l’un des premiers enseignants de l’université d’été qui a débuté ici à Dhagpo Kagyu Ling en 1994. Quel était l’objectif du XVIe Karmapa en établissant le KIBI à New Delhi ?

L’Université d’été à Dhagpo Kagyu Ling – 2007

Quand le KIBI a commencé, le XVIe Karmapa s’était déjà rendu à l’étranger. Il avait constaté qu’un lieu d’enseignement pour les Occidentaux était nécessaire. C’est avec cette vision que la construction du KIBI a commencé ; Künzik Shamarpa a concrétisé cette vision.

Le but était le même pour l’université d’été à Dhagpo Kagyu Ling[6]: le XVIe Karmapa avait donné à Jigmé Rinpoché des instructions comprenant tout le programme qui devait être transmis ici et nous avons donc commencé le cours d’été en enseignant ces textes.

Le nombre d’étudiants fluctuait selon les années. Chez les Occidentaux, nous pouvons observer l’importance de la volonté individuelle. À Nalanda[7], les étudiants recevaient ce qui leur était enseigné, sans attentes personnelles, alors qu’en Occident, les étudiants s’en allaient si cela ne correspondait pas à ce qu’ils voulaient. Si cela correspondait, ils restaient.

J’ai reçu à plusieurs reprises des étudiants de Lama Ole la requête d’enseigner les six yogas de Naropa et je me suis beaucoup interrogé sur la façon de le faire, de gérer les différents aspects de cette transmission. Je l’ai transmis, puis est venue la partie sur Powa qui a treize subdivisions, et au fur et à mesure que nous avancions dans l’enseignement, les étudiants ont disparu : ça ne correspondait pas exactement à ce qu’ils voulaient. Il y a vraiment ce fonctionnement différent marqué par l’importance de la volonté individuelle.

Ceci est issu de la culture présente depuis des siècles et le Dharma est très jeune en Occident. Son établissement demande du temps ; il est donc normal que les étudiants réagissent en fonction de leurs habitudes culturelles. L’apprentissage s’effectue pas à pas, jusqu’à ce que l’étudiant devienne capable de servir le Dharma. Je vois que maintenant, après plusieurs années d’études, les étudiants occidentaux sont aptes à étudier le Dharma, ils ne sont plus seulement guidés par leur propre désir, leur volonté individuelle.

Après cinquante ans, les cinq ressources préconisées par le XVIe Karmapa afin que le Dharma du Bouddha puisse s’établir en Occident sont en place à Dhagpo. Mais le Dharma reste très jeune en Occident. Quelles sont les conditions de base afin qu’un bouddhisme authentique puisse continuer de croître et de prendre racine en nos vies, en notre esprit ?

Vasubandhu écrit dans l’Abhidharmakosha :

« Celui qui demeure dans une conduite éthique, pourvu de l’écoute et de la réflexion,
s’évertuera complètement à la méditation. »
ཚུལ་གནས་ཐོས་དང་བསམ་ལྡན་པས། ། བསྒོམ་པ་ལ་ནི་རབ་ཏུ་སྦྱར། །

Khenpo Chödrak Rinpoché á Dhagpo Kagyu Ling

Tout d’abord, notre conduite est importante, il s’agit donc d’observer des disciplines. Il ne s’agit pas forcément d’observer la discipline monastique, mais de suivre une discipline de pratiquant séculier (comme les engagements de genyen) et les engagements de bodhisattva. L’écoute, la réflexion et la méditation sont importantes, car un processus prend place à travers cela. Il s’agit donc d’écouter, d’étudier, puis de réfléchir à ce qui a été reçu et de se familiariser avec cela. C’est ce qui nous permet d’ancrer une certitude vis-à-vis de l’enseignement.

Nous nous familiarisons de plus en plus avec l’enseignement du Bouddha jusqu’à réaliser son essence : la vacuité profonde. Cet entraînement n’est pas lié à notre appartenance ethnique, à un pays, c’est le Dharma, c’est universel. Ce n’est pas que pour les Tibétains !

Vous êtes aussi impliqué avec les étudiants ici dans les activités de traduction. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?

Lama Jigmé Rinpoché et khenpo Chödrak Rinpoché à Dhagpo Kagyu Ling, été 2026

C’est Jigmé Rinpoché qui supervise tous les textes qui doivent être traduits, et cela pour toute l’Europe. Je transmets ce que je peux transmettre. Si des personnes ont envie d’apprendre, je leur donne ce que je peux.

En fait, je n’avais pas le souhait de devenir enseignant, c’était plutôt la pratique qui m’intéressait. J’avais envie d’être en retraite. Quand j’étais à Rumtek, j’ai formulé ce souhait. Je pouvais trouver un bon ermitage au Bhoutan ou au Sikkim où j’avais de la famille.

Ils étaient d’accord pour s’occuper de ma nourriture et pour s’occuper de moi si je souhaitais rester en retraite toute ma vie. C’était facile à organiser.

J’ai demandé la permission à Trangu Rinpoché qui a dit qu’il ne pouvait pas répondre, et il a demandé au XVIe Karmapa. Karmapa m’a donné une instruction qui a fait que cela n’a pas été possible. Il m’a dit :

Tu dois enseigner aux gens, tu vas apprendre en enseignant.

Honnêtement, je n’ai pas enseigné dans l’attente d’une reconnaissance. Je l’ai fait parce que c’est l’instruction de mon lama et je ne peux dire non à cela.

Vous avez passé beaucoup de temps auprès du XVIe Gyalwa Karmapa. Il y a-t-il un conseil que vous avez toujours gardé en votre cœur ?

J’ai reçu beaucoup d’initiations, d’explications du XVIe Karmapa, donc j’ai une immense confiance dans le fait que c’est un être extraordinaire, mais il m’est difficile d’extraire une seule chose ! Nous recevions souvent des conseils, pendant les soirées, au repas et ce, même sur la façon de garder la propreté.

En tant que pratiquants, nous sommes très conscients que beaucoup de maîtres et enseignants qui étaient disciples du XVIe Karmapa nous quittent. Le XVIIe Karmapa nous encourage toujours à rester focalisés sur la pratique. Mais nous sommes très attachés à nos maîtres. Quel est votre conseil pour maintenir stabilité et harmonie en soi-même et en la sangha ?

Khenpo Chödrak Rinpoché à Dhagpo Kagyu Ling

Pour que ce qui a été transmis puisse perdurer, priez de façon concentrée Karmapa et Shamarpa.

Nous pouvons prononcer de nombreuses paroles, mais elles ne sont en rien comparables à celles de Karmapa et de Shamarpa qui sont imprégnées d’une grande bénédiction. Nous avons un grand mérite de pouvoir être en lien avec eux.

J’ai pu suivre quinze à vingt maîtres et étudier avec eux ; tout cela, c’est grâce au XVIe Karmapa, à sa grande bonté. Tout ce que j’ai pu observer à fait naître en moi une grande confiance. Cette transmission quotidienne devient la graine de la confiance et de la dévotion. Les enseignants influencent notre vie.

Quand j’étais tout jeune, je n’avais pas envie d’apprendre ni d’aller aux rituels, mais comme il y avait cette dévotion envers nos enseignants, lorsqu’ils poussaient à faire quelque chose, nous le faisions. Nous avions cette source d’inspiration quotidienne.

 

[1]     Khenpo Chödrak Rinpoché précise leur nom : Dorjé drak, Mindroling, Sechen, Dzogchen, Khatok et Palyul.

[2]     Respectivement le XIe Karmapa (1676-1702) et XIIe Karmapa (1703-1732)

[3]     né Leslie George Dawson. Il reçoit la pleine ordination monastique du XVIe Karmapa en 1971 sous le nom de Karma Tenzin Dorjé Namgyal, devenu ensuite Namgyal Rinpoché.

[4]     Moniale, disciple du XVIe Karmapa, qui a œuvré à la construction de nombreux lieux du Dharma en Asie

[5]     La britannique Fredi Bedi, ordonnée moniale par le XVIe Karmapa en 1964, reçoit l’ordination sramaneri à Rumtek, et prend le nom de Gelongma Karma Kechog Palmo. C’est une des premières femmes occidentales à recevoir l’ordination de moniale novice dans le bouddhisme tibétain.

[6]     L’université d’été commence en juillet 1994. Voir https://dhagpo.org/15-juillet-1994-lancement-de-luniversite-dete-de-dhagpo-kagyu-ling/

[7]     Institut Nalanda des Hautes Études Tibétaines, le shedra du monastère de Rumtek construit après le décès du XVIe Karmapa et qui a été dirigé par khenpo Chödrak Rinpoché.

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